SNCF : des TGV automatiques en 2023

Le PDG de la SNCF l’a annoncé le 12 septembre, l’entreprise et ses partenaires se préparent à la prochaine révolution des chemins de fer : l’automatisation des locomotives. Dans ce but, les nouveaux trains commandés à Alstom seront entièrement équipés pour être totalement automatisés.

Rendre le réseau plus efficace et moins coûteux

L’automatisation des trains aura plusieurs avantages pour la SNCF et pour les voyageurs. Outre le fait que les risques de retard et de grèves seront largement diminués par cette nouvelle gestion, la sécurité sera également renforcée grâce à la surveillance permanente du réseau par des logiciels dédiés.

Enfin, la fréquentation du réseau pourra être augmentée sans qu’il devienne nécessaire d’accroître le nombre de lignes de chemin de fer exploitées par la SNCF. Un argument d’économie qui en a étonné plus d’un alors que le gouvernement a annoncé, au même moment, un investissement de 13 milliards d’euros dans des lignes à grande vitesse jugées inutiles par beaucoup.

Un défi technique

Si le développement de l’intelligence artificielle et d’un robot français a permis le déploiement des métros automatique dès les années 80 à Paris, puis à Lille, la création d’un TGV autonome est un défi d’une toute autre nature. Les différentes technologies existent déjà et elles sont disponibles, mais le plus difficile va être de les faire cohabiter dans un seul projet de train.

Les premières expériences démarreront avec un prototype de RER autonome qui sera testé sur la ligne E du réseau francilien en 2023. Avant cela, la SNCF a prévu de tester la téléconduite d’un train de marchandises, c’est-à-dire qu’un conducteur de train le pilotera à distance depuis une cabine de contrôle. Cette innovation va donc se faire étape par étape.

Une rude concurrence

Si la SNCF semble si pressée de mettre au point et de dévoiler son projet de train autonome, c’est bien parce que, en la matière, la concurrence est rude et acharnée. En effet, le Japon a également annoncé travailler sur un projet de train autonome reliant plusieurs villes du pays et la Chine prépare également la création d’une ligne à grande vitesse automatique.

La compétition fait rage parce que les enjeux sont nombreux. Depuis plusieurs décennies, la France, avec la SNCF et Alstom, fait figure de leader du marché du train à grande vitesse et les contrats à travers le monde sont donc nombreux. L’enjeu, c’est donc de conserver sa place pour s’assurer de nombreux contrats et conserver ce cercle vertueux de l’innovation.